aimer la main ouverte

08/05/2011

d’aprés Ruth sandford

Cette semaine, en parlant à un ami, je me suis rappelée une histoire que j’ai entendu raconter cet été.   Une personne compatissante, voyant un papillon lutter pour se libérer de son cocon, et voulant l’aider, écarta avec beaucoup de douceur les filaments… pour dégager une ouverture. Le papillon libéré sortit de son cocon et battit des ailes mais ne put s’envoler. Ce qu’ignorait cette personne compatissante, c’est que c’est seulement au travers du combat pour la naissance que les ailes peuvent devenir suffisamment fortes pour l’envol. Sa vie raccourcie, il la passa à terre. Jamais il ne connut la liberté, jamais il ne vécut réellement ».    Apprendre à aimer la main ouverte est une toute autre démarche. C’est un apprentissage qui a cheminé progressivement en moi, façonné dans les feux de la souffrance et les eaux de la patience.   J’apprends que je dois laisser libre quelqu’un que j’aime, parce que si je m’agrippe, si je m’attache, si j’essaie de contrôler, je perds ce que je tente de garder. `       Si j’essaie de changer quelqu’un que j’aime, parce que je sens que je sais comment cette personne devrait être, je lui vole un droit précieux, le droit d’être responsable de sa propre vie, de ses propres choix, de sa propre façon de vivre.       Chaque fois que j’impose mon désir ou ma volonté, ou que j’essaie d’exercer un pouvoir sur une autre personne, je la dépossède de la pleine réalisation de sa croissance et de sa maturation. Je la brime et la contrecarre par mon acte de possession, même si mes intentions sont les meilleures.       Je peux brimer et blesser en agissant avec la plus grande bonté, pour protéger quelqu’un. Et une protection et une sollicitude excessives peuvent signifier à une autre personne plus éloquemment que des mots : « Tu es incapable de t’occuper de toi-même, je dois m’occuper de toi parce que tu m’appartiens. Je suis responsable de toi. »   Au fur et à mesure de mon apprentissage et de ma pratique, je peux dire à quelqu’un que j’aime : « Je t’aime, je t’estime, je te respecte et j’ai confiance en toi. Tu as en toi, ou tu peux développer, la force de devenir tout ce qu’il t’est possible de devenir, à condition que je ne me mette pas en travers de ton chemin. Je t’aime tant, que je peux te laisser la liberté de marcher à côté de moi, dans la joie et dans la tristesse. Je partagerai tes larmes, mais je ne te demanderai pas de ne pas pleurer. Je répondrai, si tu as besoin de moi, je prendrai soin de toi, je te réconforterai, mais je ne te soutiendrai pas quand tu pourras marcher tout seul. Je serai prête à être à tes côtés dans la peine et la solitude, mais je ne les éloignerai pas de toi. Je m’efforcerai d’écouter ce que tu veux dire, avec tes paroles à toi, mais je ne serai pas toujours d’accord avec toi. Parfois, je serai en colère, et quand je le serai, j’essaierai de te le dire franchement, de façon à ne pas avoir besoin d’être irritée de nos différences, ni de me brouiller avec toi. Je ne peux pas toujours être avec toi ou écouter ce que tu dis, parce qu’il y a des moments où je dois m’écouter moi-même, prendre soin de moi. Quand cela arrivera, je serai aussi sincère avec toi que je pourrai l’être. »   J’apprends à dire cela à ceux que j’aime et qui sont importants pour moi, que ce soit avec des mots ou par ma façon d’être avec les autres et avec moi-même. » Voilà ce que j’appelle aimer la main ouverte…   Je ne peux pas toujours m’empêcher de mettre mes mains dans le cocon… mais  j’y arrive mieux, beaucoup mieux depuis que je me respecte aussi.

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Réaction Fb

10/07/2010

merci pour ta reaction trés fournie
Je vois laurence que ton éxperience est incroyablement nourrie du vécu d’abord et de l’intime, et tu sens ces contraditions qui confinnent au dialectique…
En fait toutes ces contradictions sont le seul SENS de notre époque, nous sommes arrivés aux opposées de toutes les éxperiences de l’homme:
-echec retentissant de l’economisme a travers le libéralisme
-echecs extrémes des religions qui sont qui sont entrain de passer a l’état de décomposition :
— l’eglise muette sur tout et perverse, et les islamismes reduits a la pire faction ;
— la Chi3a qui remets en cause le dogme de la prophéte
— Et la sunna reduite aux attentats suicide;
Tu sais la lecture a faire au sujet du kamikaze arabe; c’est la métaphore du Djihad intérieur, cette sublimation du soi et de l’égo qui arrive a se depaser son identité a controler completement son instinct.
D’un autre coté regarde les autres cultures qui émergent avec une vigueur formidable, la chine, l’inde, les amériques et méme dans une certaine lécture l’iran qui se nouris de sa culture antique mazdéenne.
C’est en un mot La faillite de l’occidentalisme qui n’a éte qu’une colonisation succssécive de toutes les cultures qui’il a trouvé sous les « yeux », ensuite sous « la main »: l’évangelisme, les tropiques, l’islam (l’Andalousie a éte l’uterus du siécle des lumiéres).

Seulement méme l’islam n’a pas échappé a cette récuperation, a cette colonisation et tu sais grace a quoi: grace a la langue; tout ceci que l’ultime émancipation que l’islam va devoir opérer pour accomplir sa libération c’est se dégager de la langue arabe: et ceci toutes les politisations et les manipulations de l’islam n’ont été possibles que depuis la transcription du coran sous la forme écrite: cette sclérose graphique de fait a permis ensuite toutes les paresses surtout celle de l’esprit, la plus destructrice, c’est ce qui explique que les musulmans actuellement sont dans état de superstition moyenageux, la colonisation a beaucoup joué sur ce registre: je te rapelle que les études les plus profondes et les sérieuses sur les sociétes arabes et musulmanes ont éte fait par des « orientalisme » a des fins strictement militaires

Toutes les « Questions » kabyle et chaouie malheurement viennent de la, comme on a utilisé la sunna et la chi3a comme au maroc on a crée le Dahir bérbere, espéce d’indigénat local, avec une mise en cliché morbide de la religiosité.

L’opposition politique viendra de cette conscience, y compris des peuples occidentaux qui s’averent aussi etre les dindons des mensonges de leut politiques qui vendu toutes les valeurs et les luttes que l’europe a cumulé au prix de siecles et de sang au dieu « Rentabilité économique ».

El la conséquence sera une laicisation par la réapropriation de l’ntime par le personnel: l’état n’a aucun droit de man,ipulation d’une question religieuse et culturelle, mieux c’est sa résponsabilité d’assurer la sécurité de ces systémes patrimoines humains..a charge pour l’individu d’éppurer ces religions de toutes les saloperies qui y veillent encores..

Lis IBN Khaldoun, c’est hyperproductif, ca t’évitera d’économiser des dizaines d’autres titres (souvent ‘somniféres’ ) c’est le seul qui a montré le rapport entre le fait historique et l’intime, le plus fascinant est qu’il le fait avec une présomption de trés grande d’intelligence du lecteur, un chef d’œuvre d’humilité…

ce qui m’émeut c’est que c’est des occidentales , comme la cas de marie-claire qui sont entrain d’étre « enceintes » de cet amour de l’orient des valeurs; quelques part des Maries qui portent la parole future …comme quoi tout commence d’abord par la femme…