Pour comprendre la guerre Israël/Hamas

30/01/2009

Dans la lecture des récents événements de Gaza, un chapitre essentiel concerne les relations israélo-américaines. Durant ces trois semaines de guerre, les États-Unis, encore dirigés par le président George W. Bush en fin de mandat, ont manifesté, silencieusement mais efficacement, leur habituel soutien à Israël. Notamment à l’ONU . Rien de neuf sous le soleil ! Deux éminents universitaires américains, John J. Mearsheimer (Université de Chicago) et Stephen M. Walt ( Harvard Kennedy School ) le soulignent dans une somme sur les rapports entre les États-Unis et Israël : ce soutien constitue un fondement apparemment inamovible de la politique étrangère américaine, quand bien même cette attitude ne serait pas conforme aux intérêts de la plus grande démocratie du monde : « Le soutien sans borne à l’État hébreu ainsi que l’occupation israélienne prolongée des territoires palestiniens alimentent l’anti-américanisme dans le monde arabo-musulman, renforcent la menace du terrorisme international et compliquent la tâche de Washington lorsqu’il s’agit de traiter d’autres problèmes tels que le programme nucléaire iranien. »

L’échéancier de la crise de Gaza est explicitement marqué par le calendrier électoral américain. Tout d’abord, la trêve qui prévalait entre Israël et le Hamas depuis le 19 juin 2008 a été marquée par une soudaine rupture le 4 novembre suivant. Est-ce vraiment un hasard, si ce jour se trouve être celui de l’élection présidentielle américaine ? Cette nuit-là, un raid israélien a tué six membres des brigades Azzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas. Le gouvernement israélien a affirmé qu’il s’agissait pour Tsahal de détruire un tunnel reliant Gaza à Israël et destiné à enlever des soldats israéliens. Sans doute. Mais une attaque aussi puissante était-elle nécessaire ? La trêve vola aussitôt en éclats, et plusieurs dizaines de roquettes furent tirées par le Hamas dès le lendemain. Après la fin de la trêve officielle, la guerre éclate le 27 décembre, et se termine trois semaines plus tard, juste avant la prise de fonction du nouveau président Barack Obama. Et les derniers soldats israéliens quittent Gaza le premier jour du mandat du nouveau président. Encore une coïncidence ?

Que fera Obama ?

Sans doute, ce Barack Obama a-t-il, aussitôt installé dans le bureau ovale, pris son téléphone pour appeler les divers protagonistes de la guerre . On ne saura jamais quelle attitude aurait été la sienne s’il s’était trouvé aux affaires durant la guerre, mais il y a quand même des indices ! Sur ce point, rappellent les auteurs, ceux qui aspirent à la présidence américaine, Barack Obama comme les autres , n’ont pas le choix : il est même interdit de suggérer une autre politique, moins ouvertement pro-israélienne : « Quiconque s’y risque devra quitter la course en cours de route. »

Les auteurs insistent également sur l’aide militaire considérable et exclusive dont bénéficient les armées israéliennes : elles disposent d’un droit de tirage sur les matériels américains stockés sur leur sol (qui fut utilisé durant la guerre contre le Hezbollah, en 2006), sont privilégiées par la DSCA (Defense Security and Cooperation Agency) , sont aidées pour la conception de matériels militaires nouveaux, disposent – cas unique ! – des photos prises par les satellites espions, etc. Il y a bien des agacements américains, comme ce fut le cas lors de l’attaque du réacteur irakien Osirak, en 1981, mais les choses rentrent toujours dans l’ordre très vite. Y compris après l’attaque – accidentelle ? – par Israël du navire d’écoutes de la National Security Agency , le USS Liberty , en juin 1967, qui fit 37 morts… (Les éléments secrets déclassifiés sont disponibles sur le site de la National Security Archive ). La position du président Obama, désormais aux affaires, face à Israël, sera-t-elle différente de celle de tous ses prédécesseurs ? Wait and see…

John J. Mearsheimer et Stephen M. Walt, Le Lobby pro-israélien et la Politique étrangère américaine, La Découverte, 500 pages, 12,00 euros. ISBN 9782707157010 ; Édition originale : John J. Mearsheimer & Stephen M. Walt, The Israel Lobby and U.S. Foreign Policy , Farrar, Strauss & Giroux, 2007. ISBN 9780374177720


BHL has been pathétique!

30/01/2009

autre réaction de bhl

Tom cruise comme placard publicitaire!
Donc, très éprouvant monologue linguistico-textuel a titre de rabachis « antinazzi »…procédé « sémite » vieux de 5432 ans, l’humanité sais parfaitement quelle distinction faire depuis ces millions d’images d’êtres déchiquetés qui n’ont même pas eu droit a ..AUSCHWITZ! 
Un coup de phosphore blanc, et tout redeviens plus clair!
allez Bernard courage …je sais il deviens de plus en plus difficile de vendre quoique ce soit!