le medecin psychiatre de nethanyahu se suicide

21/11/2011

Legalienation News Bureau

Moshe Yatom, un éminent psychiatre israélien qui a réussi à soigner les formes les plus extrêmes d’aliénation mentale tout au long d’une carrière absolument exceptionnelle, a été retrouvé mort chez lui, à Tel Aviv, hier, en raison d’une blessure par arme à feu apparemment auto-infligée. Un billet expliquant son suicide, déposé à côté de son corps sans vie, explique que  le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui était son patient depuis neuf ans, lui avait « carrément sucé sa vie jusqu’à la dernière goutte ».

traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier

« Je n’en peux plus », a écrit M. Yatom. « Le vol, c’est la rédemption, l’apartheid, c’est la liberté, les militants pacifistes sont des terroristes, l’assassinat est de l’autodéfense, la piraterie, c’est la légalité, les Palestiniens sont les Jordaniens, l’annexion est la libération : ses contradictions sont décidément sans fin ! Freud a promis que la rationalité finirait par régner sur les passions des instincts, mais c’est qu’il n’avait jamais rencontré Bibi Netanyahu ! Ce type vous dirait que c’est Gandhi qui a inventé le poing américain !… »

Les psychiatres sont accoutumés à cette tendance qu’ont les êtres humains à modeler la vérité afin d’éviter de se confronter à des éléments émotionnellement dérangeants, mais apparemment, le professeur Yatom a été stupéfait par ce qu’il a qualifié de « Niagara de mensonges » surgissant de son patient le plus illustre. Son journal personnel détaille la désintégration continue de sa personnalité naguère invincible sous le tir de barrage des ratiocinations auto-gratifiantes proférées par Netanyahu.

« Je suis en état de choc », a dit son voisin Yossi Bechor, dont la famille passait des vacances régulièrement avec celle du professeur Yatom. « Moshé était l’incarnation de la personnalité la plus équilibrée ; il avait soigné des dizaines de schizophrènes avant d’avoir à exercer ses talents sur Bibi. Rien, strictement rien n’indiquait que le cas de ce dernier était tellement différent de ceux des autres… »

Mais, différent, le cas de Bibi l’était, ô combien…

M. Yatom était de plus en plus déprimé par son absence totale de progrès à faire reconnaître la réalité par le Premier ministre israélien et il avait fini par souffrir d’une série de convulsions tandis qu’il tentait de comprendre la manière de penser de Netanyahu, qu’il a caractérisée, dans un chapitre de ses mémoires personnels, comme « un trou noir d’auto-contradictions ».

La première crise de M. Yatom s’était déclenchée lorsque Netanyahu a émis l’opinion selon laquelle les attentats du 11 septembre (2001) à Washington et à New York « étaient bons ».

La seconde avait fait suite à une séance au cours de la quelle Netanyahu a maintenu mordicus que l’Iran et l’Allemagne nazie étaient identiques.

Quand à la troisième, elle s’était produite après que le Premier ministre eut déclaré que le programme nucléaire iranien était une « chambre à gaz volante » et que tous les juifs, partout dans le monde « vivaient en permanence à Auschwitz ».

Les efforts déployés par M. Yatom pour calmer l’hystérie de Netanyahu furent extrêmement éprouvants sur le plan émotionnel et ils se conclurent tous par un échec avec une déprimante régularité. « L’alibi est toujours le même, avec lui », se plaignait une autre entrée, dans son recueil de notes
: (il dit que)
« les juifs sont à la veille d’être anéantis par les goyim racistes et la seule possibilité pour nous en sortir, c’est de mener à bien un massacre final ».

M. Yatom travaillait apparemment à l’édition de ses notes personnelles sous la forme d’un livre consacré au cas Netanyahu. Plusieurs chapitres d’un manuscrit inachevé intitulé « Un psychotique sous stéroïdes » ont été retrouvés dans son bureau.

L’extrait que nous reproduisons ci-après donne un rare aperçu du fonctionnement intérieur du cerveau d’un Premier ministre et en même temps, il révèle le redoutable défi auquel s’est trouvé confronté le Professeur Yatom en cherchant à guider cet esprit dérangé vers la rationalité :

Lundi 8 mars

« Bibi est venu à trois heures, pour sa séance de l’après-midi. A quatre heures, il a refusé de partir et il a prétendu qu’en réalité, ma maison lui appartenait. Puis il m’a enfermé dans la cave toute la nuit, tandis qu’il organisait une sauterie somptueuse pour ses amis, à l’étage. Quand j’essayais de m’enfuir, il me taxait de terroriste et il me mettait les fers. Je l’ai supplié, mais il me disait qu’il pouvait difficilement faire confiance à quelqu’un qui n’existait même pas… »

* Michael K. Smith est l’auteur de Portraits of Empire et de The Madness of King George, ouvrages édités par Common Courage Press. Il peut être contacté par mél à l’adresse proheresy@yahoo.com

 


INCESTE:quelques données scientifiques médicales

19/11/2011

INCESTE:quelques données scientifiques médicales

par Aude Fiévet, samedi 19 novembre 2011, 11:42

Nous souhaitons attirer l’attention du Gouvernement, par l’intermédiaire du Ministre de la Santé, sur l’importance numérique et économique du fléau de santé publique qu’est l’inceste.

Mireille Cyr, professeure au Canada a montré que, 91,7 % des victimes de frères incestueux présentent un symptôme cliniquement significatif — c´est-à-dire nécessitant une intervention — contre 88,7 % des victimes de pères agresseurs et 63,6 % des victimes de beaux-pères. 

La revue de la littérature permet de dire que 20 à 44% des victimes d’abus sexuels dans l’enfance ne présentent pas de signes d’un devenir négatif (Dufour et al 2000), donc 66 à 80% des victimes nécessitent des soins.

 

 

Selon un rapport de l’Institut National américain de la Justice datant de 1996, qui reconnait d’ailleurs sous estimer largement le problème, le coût global des abus sexuels sur mineurs survenant chaque année aux Etats Unis s’élèverait à 23 milliards de dollars. De leur côté des chercheurs canadiens en 2003 établissaient un coût total annuel préliminaire estiùé pour leur pays à plus de 3 milliards et demi de dollars.

Si l’on extrapole à la France ces évaluations nord-américaines, on peut donc avancer que les abus sexuels commis sur les enfants coûtent à la France chaque année la modique somme de 5 à 7 milliards d’euros, soit, pour donner une idée, le coût annuel de l’ensemble des dépenses consenties pour le diagnostic et les soins du cancer dans notre pays…

Il n’est plus à démontrer que l’inceste est une dépense majeure de SANTE PUBLIQUE, très probablement du même niveau de cout que le cancer comme dit ci-dessus ou l’obésité (entre 10 et 15 milliards d’euros chaque année à l’Assurance-Maladie, souligne Valérie Boyer, présidente de la mission parlementaire.).

Le manque d’études nationales et le déni psychologique et sociétal qui entoure l’inceste, contrairement aux autres fléaux de santé publique, ne permettent pas d’être assez précis, mais les chiffres de prévalence de l’OMS sont graves.

Il est incompréhensible et tout à fait regrettable que la gigantesque enquête Elfe (Étude longitudinale française depuis l’enfance) ne soit pas utilisée pour une meilleur connaissance et une meilleure maîtrise du fléau.

Dans le contexte de restrictions budgétaires et de crise mondiale, il est d’autant plus important d’utiliser efficacement les crédits: la réorientation de ces crédits vers la prévention par l’information , et vers des thérapeutiques moins coûteuses et plus efficaces en même temps, sont deux pistes incontournables.

Le plus urgent (car phénomène le plus couteux pour l’Etat et les victimes) est de faire cesser les errances thérapeutiques, grâce à une efficace politique d’information de l’entourage des enfants, et des victimes sortant adultes du déni .

Il est par ailleurs incompréhensible aux victimes d’inceste de savoir qu’il y a un plan en faveur des victimes d’agressions sexuelles sur mineurs dans le sport, lancé par Mme Bachelot-Narquin, alors Ministre de la Santé, tandis que l’inceste en famille, soit 80% de l’ensemble de toutes les agressions sexuelles sur mineurs, est encore ignoré en 2011.

 

Ce sentiment est conforté lorsque les victimes d’inceste constatent également le soin et l’énergie avec lesquels a été lancé le plan Violences faites aux femmes par le secrétariat d’Etat à la Solidarité, plan que nous victimes d’inceste souhaiterions voir transposer pour la lutte contre l’inceste.

 

En France le rapport Fort de préparation de la loi contre l’inceste sur les mineurs °2010-121 a définitivement proposé la création de Centres de Victimologie comme cure la plus efficace. Le gouvernement, dont le Ministère de la Santé, ne peut donc ignorer que les soins aux victimes passent par une réorganisation de la filière de soins, sachant qu’une thérapie réellement appropriée divise AU MINIMUM par 2 le cout des soins.

 

A L’ÉTRANGER: au Canada, aux Etats-Unis ou en Angleterre, il existe des études de coûts.

Soc Sci Med. 2006 Oct;63(7):1711-9. Epub 2006 Jun 21. Links

The influence of child abuse on the pattern of expenditures in women’s adult health service utilization in Ontario, Canada.

Tang B, Jamieson E, Boyle M, Libby A, Gafni A, MacMillan H.

Offord Centre for Child Studies, Department of Psychiatry and Behavioural Neurosciences, McMaster University, Ont., Canada L8N 3Z5. b_tang@shaw.ca <b_tang> PMID: 16793185 [PubMed – indexed for MEDLINE]</b_tang>

Arch Dis Child. 1992 Jul;67(7):905-8; discussion 908-10. Links

Suspected child abuse: cost in medical time and finance.

Summers CL, Molyneux EM.

Accident and Emergency Department, Royal Liverpool Children’s Hospital.

In a prospective study the number of children attending the Royal Liverpool Children’s Hospital (RLCH) for examination after allegations of child abuse, and the type of abuse involved, was recorded from July to December 1990. The cost to the hospital of these examinations and initial investigations was assessed. The study was carried out in the major and minor accident and emergency departments and the Rainbow Centre of the RLCH. In six months 181 children were examined. Cases of sexual abuse and non-accidental injury were seen in equal numbers. Girls outnumbered boys and 60% were referred by social services. The costs over the six month period were 31,739 pounds. The minimum projected annual cost is 63,500 pounds. We conclude that the cost of running an effective service for the initial assessment of children who are possible victims of child abuse is considerable in practical terms and in medical time.

PMID: 1519956 [PubMed – indexed for MEDLINE

Child Abuse Negl. 2000 Nov;24(11):1471-84. Links

Symptomatology and health care utilization of women primary care patients who experienced childhood sexual abuse.

Hulme PA. University of Iowa, College of Nursing, Iowa City, USA. PMID: 11128178 [PubMed – indexed for MEDLINE]

1FEV 2005 MISSION REGIONALE D’APPUI DROIT ET VILLE I DE France DOCTS ET ETUDES, AMELIORER L’AIDE AUX VICTIMES A L’HOPITAL. Joël CANTIN, Directeur Adjoint C.H Pontoise – URHIF

COUTS ET SOINS AUX PATIENTS BORDERLINE

Gabbard GO, Lazar SG, Hornberger J, Spiegel D. – Menninger Clinic, Topeka, KS, USA.

Am J Psychiatry. 1997 – « L’impact économique d’une psychothérapie »

Objectif: Les auteurs ont passé en revue l’impact financier d’une psychothérapie pour les troubles psychiatriques.

Résultats:  Pour chaque dollar dépensé, 4 étaient économisés

CONCLUSIONS: La psychothérapie semble avoir un impact bénéfique sur divers coûts, quand elle est utilisée dans le traitement des troubles psychiatriques les plus sévères, y compris la schizophrénie, le trouble bipolaire, et le trouble de la personnalité borderline.

Hall J, Caleo S, Stevenson J, Meares R.- Centre for Health Economics Research and Evaluation, University of Sydney, Australia

J Ment Health Policy Econ. 2001 – Analyse économique de la psychothérapie pour patients avec trouble borderline

Le trouble borderline est une maladie mentale sérieuse dans laquelle il a été démontré que la psychothérapie améliore l’état des patients et pour réduire l’utilisation des services de santé.

MÉTHODES:  Des données sur les patients hospitalisés, urgences, soin ambulatoire, tests diagnostic et médicaments ont été collectés pour les douze mois avant la psychothérapie et les douze mois après la fin du traitement.

RÉSULTATS:  Il y avait une économie d’approximativement $670.000 chez les trente patients comparés à un coût de $130.000 pour la psychothérapie, donnant une économie nette de coût de $18.000 par patient.

L’essentiel étant dus à la réduction des hospitalisations.

20.3 Dr. Potenza – The Mental Health Center of Greater Manchester, New Hampshire

Psychiatr Serv 1998 – American Psychiatric Association Gold Award: Integration de la Thérapie comportementale dialectique dans un programme de santé mentale

Les patients ont eu une diminution de 77% en jours d’hôspitalisation passant de 479 à 85 jours. L’utilisation des jours partiels d’hôpitalisation a diminué de 76%, passant de 173 à 42 jours, et une diminution de 56% en jours de lit de crise a été notée, de 170 à 73 jours.

Les contacts en tête à tête avec les services de secours ont diminués de 80%, de 61 à 12 jours.  En raison de la nature du programme, le nombre de visites programmées de patient a triplé pour les 14 patients, passant de 438 jours par année avant le programme à 1.387 jours pendant le programme. Bien que le coût de ces visites de patients ait augmenté de $49.000 à $141.000, les coûts d’hôspitalisation pour eux ont diminué de $453.000 à $83.000.

Les coûts totaux de traitement ont été réduits de plus de la moitié passant de $645.000 par année avant l’entrée du programme à $273.000 pendant le programme. Soit une économie de $26000 par patient.

20.4 Linehan MM, Armstrong HE, Suarez A, Allmon D, Heard HL. – Department of Psychology, University of Washington, Seattle USA

1991 Arch Gen Psychiatry – Cognitive-behavioral treatment of chronically parasuicidal borderline patients

22 sujets assignés à la DBT et 22 sujets controle

Comparaison cout sur une année. L’économie était de $10,000 par patient et par an

DONNEES SCIENTIFIQUES: RAPPEL

SEQUELLES MEDICALES DE LA VIOLENCE SEXUELLE SUR MINEURS

Mireille Cyr, professeure au Canada a montré que, 91,7 % des victimes de frères incestueux présentent un symptôme cliniquement significatif — c´est-à-dire nécessitant une intervention — contre 88,7 % des victimes de pères agresseurs et 63,6 % des victimes de beaux-pères.

La bibliographie scientifique est extrêmement riche sur le sujet, même en France.

(voir les publications des Dr Darves-Bornoz, Vila, Salmona, etc)

Deux exemples seulement :

: Psychol Rep. 2001 Dec;89(3):595-606. Links

Physical symptoms, posttraumatic stress disorder, and healthcare utilization of women with and without childhood physical and sexual abuse.

Farley M, Patsalides BM.

Kaiser Foundation Research Institute, Oakland, California, USA.

For four groups of women: no abuse, physical abuse alone, combined sexual and physical abuse, and unclear about memories of abuse, we examined the associations between childhood sexual and physical abuse, chronic physical symptoms in adulthood, PTSD, and health care utilization. Of a randomly selected sample of 600 adult femalc members of a health maintenance organization, 86 (14%) chose to participate. Women with a history of physical and sexual abuse in childhood reported significantly more cardiovascular, immune, musculoskeletal, neurologic, and reproductive symptoms than those without this history. While the Sexual/Physical Abuse group had the most chronic physical symptoms, medical visits, emergency room visits, prescriptions, and severe PTSD, the Unclear Memory group consistently ranked second on these same measures–higher than either Controls or the Physical Abuse group. Findings underscore the importance of screening for trauma history among patients seen in medical clinics, and the importance for psychotherapists of attending to patients’ physical as well as psychological symptoms of childhood trauma.

PMID: 11824722 [PubMed – indexed

J Trauma Stress. 1999 Oct;12(4):613-23. Links

Similarities and differences between incestuous and nonincestuous rape in a French follow-up study.

Darves-Bornoz JM, Berger C, Degiovanni A, Gaillard P, Lépine JP.

Clinique Psychiatrique Universitaire, Hôpital Universitaire, Tours, France. darves-bornoz@wanadoo.fr

Clinicians are familiar with the life and psychological difficulties of incest victims, but their observations often are refuted as being retrospective and unsystematic. We aimed to ascertain similarities and differences between incestuous rape and nonincestuous rape. One hundred and two victims consulting a French forensic center were interviewed in a systematic follow-up study over 6 months using structured interview schedules. Stepwise logistic regression analysis adjusted for age, gender, and characteristics of the trauma showed that posttraumatic stress disorder, dissociative disorders, agoraphobia, and low self-esteem were overrepresented in the incest-rape group compared to the nonincest-rape group.

PMID: 10646180 [PubMed – indexed for MEDLINE

VARIETES DES BESOINS DE SOINS DE SANTE ET LEUR COUT

Dans de nombreux cas, fréquentes hospitalisations en psychiatrie pour suites de TS ou pour anorexie/boulimie, d’ usage de stupéfiants ou pour alcoolisme, ou pour des troubles multiples allant jusqu’à des cancers rarissimes et/ou pour stérilité .

Outre le concept notoirement reconnu de Stress Post Traumatique, de nombreuses victimes tombent dans l’enfer de ces différentes pathologies reconnues : la psychose bipolaire, la fibromyalgie, l’état borderline, qui coûtent fort cher à la société.

Je propose pour l’ensemble un coût forfaitaire de 200.000 € (vingt mille euros durant dix ans).

Un exemple concret : dépenses de santé directement liées aux séquelles des violences sexuelles sur une seule personne : (merci à elle pour avoir fait ce calcul):

Je peux déjà esquisser à partir de dépenses réelles en psychiatrie (consultations à 100 euros, 1500 €) ou en psychologie (alentour de 50 à 75 euros : 240 X 50 = 12.000 €) quoique, en ce qui me concerne, comme je suis en situation précaire, j’ai bénéficié d’un traitement social à 2,50 euros de l’heure deux fois par mois durant quelques temps.  Mais c’est un privilège dont très peu « jouissent ».  Il y a les séances d’EMDR et le Kinésiologue (100 euros / heure, aussi : 20 X 100 = 2.000 €) puis tous les médocs durant dix ans …ou durant trente ans ? ( dix ans : 520 semaines à 50 € = 26.000 € forfait bon marché)

Il y a les consultations de généralistes alentour de ce sujet mais il faudrait considérer toutes les dépenses de santé AVANT les soins : soins de dos deux fois par semaine depuis l’âge de 26 ans (dix ans : 36 x 520 = 18.720 € trente ans dans mon cas et je l’amortis en ne comptant pas les remboursements vu que, en plus, j’ai vécu 15 ans dans un pays où les remboursements n’existaient pas) , les conséquences économiques des échecs aux études (cinq années d’études répétées comptées à 1.200 € = 6.000 € 

TOTAL ESTIMATION sur base expérience propre :                                      66.220 euros.

 

 

L’AVFT quant à elle, procède aux calculs ci-dessous :

«L’AVFT est quant à elle constamment à la recherche de psy-chologues-chiatres spécifiquement formés à la prise en charge de victimes de violences sexuelles et au psychotraumatisme, encore trop peu nombreux, vers qui orienter les personnes qui la saisissent, dans toute la France.   La question du coût de cette prise en charge est cruciale. La consultation psychiatrique est remboursée par la sécurité sociale à 70 % du tarif pratiqué en secteur 1 (et ces psychiatres conventionnés secteur 1 sont quasiment introuvables en région parisienne, par exemple, ou complètement débordés), 12,10 euros restant donc à la charge du-de la patient-e, ou à 100% si les consultations prennent place dans le cadre d’une ALD (Affection Longue Durée), ce qui est possible pour la prise en charge d’une victime de viol mais ce que beaucoup de médecins ignorent. 

S’agissant des consultations chez un-e psychologue, la sécurité sociale ne rembourse rien. Certaines mutuelles prennent en charge un forfait généralement inférieur à 10 euros pour des consultations dont le coût est rarement inférieur à 40-50 euros.  

COUTS CACHES SUPPLEMENTAIRES IMPACTANT LE BUDGET DE SANTE DE L’ETAT

1/Troubles psychosociaux résultant des violences sexuelles sur mineurs ;

—Manque à gagner d’études supérieures : 400.000 € car une reconnaissance immédiate des faits avec thérapies permet à l’enfant victime de se reprendre alors que, au contraire, le silence et le déni l’écrasent chaque fois plus dans la dévalorisation et les maux psychosomatiques (vingt mille euros durant 20 ans).

—Perte de leur capacité d’établir des relations affectives et sexuelles avec un partenaire ou d’établir des liens de filiation et/ou d’éducation, faits très habituels chez ces victimes. Estimation impossible mais certainement élevée.

 

 

2/Répercussions sur la descendance : les enfants d’un parent dépressif et angoissé héritent du traumatisme assez fréquemment et ont aussi parfois les symptômes d’inceste.

3/Troubles professionnels

—Accidents de diverses sortes dû à la confusion mentale du sujet

—Absentéismes, pour ennuis cardiaques ou états dépressifs

—Pertes d’emplois successives pour dépression nerveuse.

—Mise en invalidité permanente après des années d’invalidité partielle. (coût pour le système de santé et pour la productivité nationale)